Les TEG : ils sont tous faux ! 6-3=6. Pauvre "K" !


S'il est, bien sûr, difficile de faire admettre à un Juge que 6-3=6, c'est pourtant en considérant qu'il n'existe que des valeurs constantes dans la Formule de Base du Code de la Consommation, qu'un taux effectif global* peut être calculé correctement. (*ou un taux annuel effectif global, peu importe).


Dans l'équation SYGMA = des flux symétriques K et K' qui s'égalisent actuariellement du premier au dernier, on cherche (t), le taux dit "de période" (ou plus exactement "de la période", soit, de 1 à m ou m').



On peut trouver (t) d'une multitude de manières. Les banques utilisent celle qui leur est la moins défavorable, en faisant varier la valeur de K'. Elles considèrent que K (la somme prêtée) est versée en une fois, ce qui est bien entendu exact dans la vie tangible.


Dans la formule reproduite ci-dessus (celle de la loi), c'est inexact.


K est versé autant de fois qu'il existe de remboursements K', et K ne varie pas, du début à la fin de l'opération.


Il existe autant de prêts qu'il existe de remboursements, chacun étant de valeur invariante K (ou K') = K x t / (1+t) ^-n. (Pour obtenir la valeur de K de votre crédit, utilisez la fonction VPM sur n'importe quel tableur) (Vous reporter à l'aide d'Excel : VPM (VPM, fonction)).


Opérer des itérations (comme le font les banques), à partir d'une valeur de (K) égale à 0 à partir de K=2 n'est pas convenable, et ruine totalement les efforts d'une harmonisation de ce calcul entre les différentes banques à l'échelle de l'Union.


Elles ne tiennent d'ailleurs pas à se faire frontalement concurrence entre elles sur ce sujet, à l'échelle de l'hexagone, pour préférer se mesurer à l'aune des taux directs (le taux des d'intérêts, qui n'adressent pourtant à l'emprunteur qu'une information très médiocre).


Se sont ainsi multipliées les techniques dites de "retardateur d'amortissement". Les différés, les anticipations, les préfinancements, les périodes de compte courant, les paliers, et le nec plus ultra, le crédit in fine.


Pourquoi ? parce qu'on trouve (t) autour d'un segment d'itérations compris en la 8ème et la 16ème. Par conséquent, selon la méthode appliquée par les banques, plus les premiers remboursements (k') sont faibles, plus le TEG est bas, ce qui est un comble, puisque, dans ce cas, le crédit coûte plus cher.


Pauvre "K".


©2019 par Hervé Brosseau - avocat à la Cour d'appel de Nancy - 36 Rue de la Ravinelle - 54000 Nancy - 03.83.38.98.64

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